Messages étiquettés Medef

Apprentissage en danger !

La réforme de l’apprentissage va bouleverser les formations, les CFA et les jeunes. Les enjeux sont lourds. La CGT des CFA ne reste pas inactive dans ce débat. Nous allons diffuser sous peu de l’information synthétique pour informer tous les salariés et nous préparer à une action résolue de riposte. En ce moment même, des camarades de toutes les régions réunissent de l’information pour nourrir le débat. Notre camarade Philippe FOURCAULT a rédigé le texte ci-dessous qui apportent de nombreux éléments concrets et propose son éclairage politique.

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Chômage en hausse, droits en baisse

Les chiffres du chômage du mois d’août 2016 montrent clairement que le chômage repart à la hausse, n’en déplaise aux attentes du gouvernement et malheureusement pour tous les salariés concernés.

  • La catégorie A progresse de 1% sur trois mois (+36500 personnes) avec un chiffre particulièrement inquiétant de 2,2% pour les moins de 25 ans.
  • La catégorie B augmente de 1,3% sur 3 mois
  • La catégorie C (cumul chômage avec plus de 78 heures de travail) explose, avec une augmentation de 3,7 % sur trois mois, 3 % sur un mois et 8,2 % sur un an.

Ainsi, si l’on prend les vrais chiffres du chômage c’est-à-dire en incluant tous ceux qui sont inscrits à Pôle Emploi, le total A+B+C comptabilise 5 518 000 chômeurs et même 5 820 000 en incluant les DROM, très touchés par la précarité et le chômage.

De plus, la Dares souligne qu’un grand nombre de radiations (défaut d’actualisation) a eu lieu en août, tandis que la catégorie D (celle des entrées en formation) fait un bond de 10,5% sur 3 mois, essentiellement sous l’effet du plan 500 000 formations.

Les récentes prévisions de l’UNEDIC, pour l’année 2017, ne laissent pas entrevoir la moindre inversion de tendance.

Pour la CGT, non seulement le nombre de chômeurs ne baisse pas de façon pérenne mais la précarité ne cesse de croître !

Il y a donc urgence à instaurer une vraie taxation de la précarité dont usent et abusent les employeurs via notamment des surcotisations sur les contrats courts.

Le gouvernement doit de toute urgence mener une véritable politique de relance de l’emploi en cessant de satisfaire aux exigences du Médef. Cela passe notamment par l’instauration d’une réduction du temps de travail à 32 heures.

Déclaration confédérale, Montreui le 26 septembre

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Des confettis et de la peinture à l’eau

en soutien à notre Camarade et Administrateur de notre Fédération Philippe CHRISTMANN convoqué devant le TRIBUNAL CORRECTIONNEL pour y être jugé dans l’affaire – des confettis et de la peinture à l’eau – à la suite d’une plainte déposée par la FFB.
La répression syndicale individuelle, un moyen utilisé par les patrons pour créer la peur, casser du militant et briser l’action collective syndicale. Si notre camarade Philippe est condamné, alors nous devenons tous ses complices !

  • COUPABLES de refuser que des salariés du BTP perdent leurs vies en essayant de la gagner …
  • COUPABLES de refuser la précarité, le « Dumping social », la casse de nos acquis et de nos emplois …
  • COUPABLES d’aspirer à vivre dignement de notre travail …

Tous mobilisés le 4 novembre à 9 h devant le Tribunal, Boulevard du Grand-Palais – Paris (métro Cité)

Télécharger le tract fédéral

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Non à la loi travail !

Depuis des mois, chaque jours, les médias à la remorque de la pensée dominante affirment que le mouvement de protestation contre la loi travail s’essouffle, et chaque fois, salariés, privés d’emploi, jeunes et retraités nous répondons présents !

Le MEDEF et le gouvernement à ses ordres espéraient que l’Euro de football sifflerait la fin du mouvement. Lourde erreur.

Ils espéraient pouvoir prendre prétexte des affrontements en marge des manifestations pour les interdire.  Là aussi, les faits leurs donnent tord.

Non à la loi travail ! Non au 49.3 !

Les CFA du BTP répondent présent à l’appel de l’intersyndicale !

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Loi travail : Tout tremble, mais rien ne bouge !

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

Les organisations syndicales en lutte contre la loi travail affirment avec force leur détermination à défendre l’intérêt de tous les salarié-es actuel-les et futur-es. Elles relèvent avec intérêt l’évolution de certaines organisations syndicales qui ne sont pas dans l’action mais qui expriment leur désaccord avec le projet de loi.

Les organisations syndicales et de jeunesse, conscientes de leurs responsabilités, en appellent encore une fois au gouvernement et aux parlementaires pour qu’ils assument les leurs en matière de protection des salarié-es. Elles rappellent que ce texte n’est pas acceptable, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, l’assouplissement des licenciements économiques, le référendum et la médecine du travail, facteurs de destruction des garanties collectives et favorisant la précarité.

De ce fait, elles jugent incompréhensible et inadmissible, pour un gouvernement qui prône le dialogue social, que le Président de la République ne réponde toujours pas au courrier des sept organisations qui demandent à être reçues afin de faire valoir leurs propositions.

Ce n’est pas en menaçant, en discréditant le mouvement social et en essayant de diviser, sans succès, les organisations syndicales et de jeunesse que le règlement du conflit contre le projet de loi travail sera trouvé. Elles restent unies et déterminées pour gagner.

La mobilisation demeure importante et la votation citoyenne remporte un grand succès. Les organisations soutiennent les salarié-es en lutte et ceux et celles qui les rejoignent et appellent à amplifier les grèves et les actions.

Si le gouvernement s’entête, les organisations syndicales et de jeunesse engagent l’ensemble des salarié-es actif-ve-s, privé-es d’emploi et retraité-es, les étudiant-es et lycéen-nes à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement particulièrement les :

  • 23 juin 2016 : date du vote au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …).
  • 28 juin 2016 : remise de la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne en organisant des grèves et des manifestations.
  • D’ores et déjà le 14 juin s’annonce fort et verra la participation, l’appui et le soutien de délégations syndicales européennes et internationales qui chaque jour témoignent de leur solidarité.

Pour ne pas se laisser impressionner, pour résister, les organisations syndicales invitent à voter pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits. Elles appellent à participer massivement à la grève et à la manifestation du 14 juin à Paris.

Les organisations décident de se retrouver le 15 juin.

Paris, le 8 juin 2016

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Le 28 avril, exigeons le retrait de la loi travail

Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi. Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du code du travail.

Le syndicat CGT des CFA du BTP a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble du personnel des CFA BTP et du CCCA pour la journée du 28 avril.

Le tract confédéral est disponible en téléchargement.

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Toutes et tous dans l’action le 31 mars

Pour un code du travail moderne, retrait du projet de loi travail.

Le principe mis en œuvre par le projet de loi travail est simple : « travailler plus, être payé moins et pouvoir être viré plus facilement ». La loi ne serait plus la même pour tous les salariés. Il y aurait autant de code du travail qu’il existe d’entreprise avec des droits et des protections qui diffèrent selon l’endroit où l’on travaille, selon qu’il existe ou non une organisation syndicale. Les mobilisations initiées par les organisations de jeunesse et les organisations de salariés ont contraint le gouvernement à des premiers reculs. Pour autant les aménagements annoncés ne changent pas la philosophie de la loi. Ce texte doit être retiré.

Téléchargez le 4 page sur la loi El KHOMERI – GATTAZ

31_mars

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Loi travail, non merci !

Un certain nombre d’entre nous ont signé la pétion en ligne « Loi travail : non, merci ! » dès sa parution. J’invite tous les militants qui ne l’on pas encore fait de la signer et la faire signer autour d’eux. Cette pétition forme déjà un vrai raz-de-marée qui dévoile la vraie nature du gouvernement pourtant mis en place avec les voix de la gauche.

Loi El Khomeri, Non merci !

Loi El Khomeri, Non merci !

Afin de permettre à chacun d’avoir les éléments nécessaires à la formation de son jugement, vous trouverez ci-dessous une série de documents et de liens :

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Tout bénef pour le Medef

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.

Il en rêvait, El KHomry le fait

Il en rêvait, El KHomry le fait

53 articles, 7 titres, 131 pages où tout y passe, où tout est cassé :

  • A la protection des salariés c’est désormais la prise en compte des intérêts financiers du patronat et des actionnaires qui sera privilégié
  • Les « 35 heures » seront rendues obsolètes : non seulement les heures supplémentaires ne seront pratiquement plus payées, mais le temps de travail pourra aussi être modulé sans aucune contrepartie salariale !
  • La primauté sera donnée à l’accord d’entreprise permettant la remise en cause des garanties fixées par la loi et les conventions collectives de branche
  • La mise en œuvre du « référendum – chantage » d’entreprisepour faire accepter des accords minoritaires régressifs, en lieu et place de la consultation des salariés à partir de leurs revendications et de leurs exigences ;
  • Le plafonnement des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif à des niveaux particulièrement bas, au détriment du principe de la réparation intégrale du préjudice et instaurant ainsi une « autorisation de licencier sans motif » ;
  • L’élargissement de la définition du licenciement économique facilitant la rupture du contrat même si l’entreprise ou le groupe ne connait pas de difficultés économiques sérieuses ou déguise des baisses d’activité ;
  • L’élargissement des forfaits-jours décidés unilatéralement par l’employeur ;
  • La modification forcée du contrat de travailen cas d’accord d’entreprise portant sur l’emploi ;

Pas étonnant que le Medef applaudisse des deux mains !

La ministre du Travail, au diapason du gouvernement brandit désormais la possibilité d’un recours au 49.3 soit une adoption par le Parlement, sans vote. Beau pied-de-nez à la démocratie alors qu’elle prétend vouloir favoriser et fluidifier le « dialogue social » !

La future réforme du droit du travail instaure de fait la course au moins disant social pour les entreprises et un salariat low cost. Elle est sous-tendue par l’idée que les protections sociales accordées aux salariés seraient la cause du chômage ! Depuis quand la déréglementation favorise t- elle l’emploi ?

Pour la CGT, Il est tout au contraire nécessaire de fortifier le code du travail pour lutter contre l’explosion de la précarité et la dégradation de la vie au travail. Pour cela, nous proposons la prise en compte de droits nouveaux pour répondre aux défis du XXIème siècle et non le retour dans le passé.

Les dizaines de milliards de cadeaux fiscaux et d’exonération donnés au patronat depuis des années n’ont créé aucun emploi.

Nous réaffirmons avec force que l’augmentation des salaires et la RTT à 32 heures sont des solutions pour retrouver la croissance.

Il y a besoin d’une réaction forte et unitaire du monde du travail, salariés, précaires, privés d’emplois.

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Non à la casse du code du travail !

Notre camarade Philippe FOURCAULT nous livre cette analyse éclairante sur les enjeux de la loi El KHOMRI. Il nous appelle tous à l’action et ouvre ainsi un débat entre nous.

Vite, attaquons politiquement et syndicalement ceux qui cassent le code du travail, les droits des chômeurs !

Pour en finir définitivement avec le capitalisme qui sème le désordre économique, la misère chez des millions de citoyens et de salariés !

Après les lois MACRON et REBSAMEN, l’avant-projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi contient à nouveau des attaques contre le temps de travail, les salaires, les apprentis, les indemnités de licenciement, l’expertise des CHSCT, la représentation syndicale détournée par référendum patronal : tout y passe. Tout y casse !

Le temps de travail est complétement dérégulé par l’avant-projet qui prévoit l’extension par accord d’entreprise de la durée du travail maximum à 60 heures par semaine, et l’extension des forfaits jours aux entreprises de moins de 50 salariés, hors accord collectif.

Le temps de travail en matière d’apprentissage est aussi modifié puisque les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 heures par jour (au lieu de 8 actuellement) et 40 heures par semaine (contre 35 actuellement).

S’agissant de rupture du contrat travail, les indemnités dues par le patron en cas de licenciement abusif seront désormais plafonnées selon l’ancienneté. Au minimum trois mois de salaires pour moins de 2 années d’ancienneté et au maximum quinze mois pour des salariés présents dans l’entreprise depuis plus de 20 ans.

Le projet revoie complètement le droit de la négociation collective. Si le principe d’accord majoritaire est réaffirmé, il sera désormais possible pour les employeurs mécontents d’un blocage juridique par les syndicats majoritaires refusant un accord signé par des organisations minoritaire de procéder à des référendums dans l’entreprise, avec des envois de positions individuelles à chacun des membres du personnels afin qu’ils puissent se prononcer (voir le référendum SMART), et pour les organisations syndicales ayant recueilli 30% des suffrages aux élections professionnelles d’organiser des référendums par internet même auprès des salariés, confirmant la remise en cause de la représentation syndicale.

Le gouvernement reprend la proposition de la droite lors de la loi MACRON visant à mettre en place des accords de compétitivité « offensifs » qui autorisent les entreprises à réduire le temps de travail et les salaries en conséquences, en cas de problèmes économiques ou développer l’emploi pour conquérir de nouveaux marchés. Les salariés qui refuseront pourront être licenciés pour cause réelle et sérieuse.

On le voit, les attaques répétées portées au code du travail et les régressions sociales, doit être à la hauteur de la lutte à mener sans tarder, sans badiner.

Il y a une prise de conscience majeure à faire partager avec l’ensemble des salariés partout, dans tous les secteurs d’activités. Nous devons en être les initiateurs syndicaux dès aujourd’hui, auprès de salariés dans nos CFA, et nous préparer à la riposte.

Seule la mobilisation sociale et politique massive dans notre pays peut empêcher définitivement le gouvernement VALLS 3 de réaliser leur projet néfaste sur le droit du travail. Comme nous l’avions déjà fait par le passé depuis 30 ans (Les Devaquet, Chirac, Juppé et d’autres s’en souviennent encore…) Nous avons laissé passer les lois scélérates de MACRON et REBSAMEN, Il est impossible de laisser passer la loi EL KHOMRI. Pour ce faire, nous avons besoin de tous. Tous pour un et un pour tous à mener le combat, aux côtés d’une énorme majorité des salariés que nous aurons emmenés à non seulement refuser ce projet de loi, mais à le faire capoter, surtout d’un gouvernement qui se prétend de gauche et qui ne cesse de réaliser les rêves du MEDEF et de la droite.

 

Depuis maintenant 35 ans l’ambiance est à l’austérité. Mais à l’austérité sélective, à l’avantage des patrons et aux dépens des salariés et des demandeurs d’emploi.

Dernièrement encore une couche est mise : le projet de loi sur le négociation collective, le travail et l’emploi, suivant de vieilles revendications du MEDEF, entend ramener le code du travail à des principes généraux, pour faire la part belle aux accords d’entreprise. S’y ajoute une série d’ »assouplissements » concernant le temps de travail et la rémunérations des heures supplémentaires (nouvelle remise en cause des 35 heures). A cela s’ajoutent aussi les conditions du licenciement économique et les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, désormais plafonnées en fonction de l’ancienneté du salarié.

Deux poids deux mesures : les travailleurs vont perdre encore de l’argent (baisse de la rémunérations des heures supplémentaires et plafonnement des indemnités de licenciement illégal) et les demandeurs d’emploi aussi avec le plan emploi et l’idéologie qui la soutient c’est que le chômeur ne veut pas retrouver d’emploi tant qu’il a une rémunération qui lui permet de survivre. De ce fait, les dispositifs sont financés par des mesures d’économies.

Ces projets dans le jargon des ministres, des députés qui les soutiennent et des patrons qui sournoisement mènent le tempo des « réformes », destructrices de plus d’un siècle de luttes des classes sur les droits de leurs salariés, est réputé pour lever les obstacles à l’embauche … Mais il ne permettra pas davantage que les « assouplissements » qui l’ont précédé (ruptures conventionnelles, accords de maintien dans l’emploi, etc…) ni d’inverser (hélas) la courbe du chômage ; tout simplement parce que si les patrons n’embauchent pas, ce n’est pas par crainte de ne pouvoir licencier mais parce que leurs carnets de commandes ne les incitent pas à le faire et que les gouvernements qui se sont succéder mènent une même politique néo libérale avec un capitalisme économique qui ne veut pas utiliser, réorienter l’argent (qu’il y a en masse) autrement !

Ainsi l’idée reprise de dégressivité des allocations de chômage, (existantes entre 1993 au début des années 2000) et qui fera aujourd’hui encore plus qu’hier que les chômeurs en peu de temps ne seront plus assurés. Ceci expliquant déjà pourquoi seulement 43% sont indemnisés par pôle emploi ! Pousser à l’emploi en rognant les indemnités ne sert à rien sui les emplois font défaut. Les demandeurs d’emploi vont juste grossir en nombre plus important ceux déjà pauvres et qui sont maintenus dans cet état scandaleux.

Les politiques d’ »assouplissement » du code du travail, de baisse des cotisations ou de dégressivité des allocations déjà tentées depuis 30 ans sont au mieux sans effet sur l’emploi, au pire elles creusent les inégalités.

Les »plans d’urgence pour l’emploi » depuis 30 ans ont pérennisés des dizaines de milliards d’euros d’allègements de cotisations sociales accordées aux entreprises sans contrepartie pour l’emploi. Les allégements de cotisations et autres crédits d’impôts pour les employeurs représentent aujourd’hui 40 milliards par an. Ils n’inversent pas la courbe du chômage, au contraire, elle est amplifiée exponentiellement, de même d’ailleurs que les entreprises se reconstituent leurs marges avec.

Dans un contexte de croissance ralentie (puisque les gouvernants bloquent les citoyens à ne pas suffisamment consommer en limitant – en étouffant toute politique de relance par du pouvoir d’achat- donc de meilleurs salaires) – réduire le temps de travail pour contenir le chômage et les inégalités est urgent. Les 35 heures c’était hier. Passons aux 32 heures. Tout de suite.

Depuis 30 ans, les idées capitalistes néolibérales mènent à une impasse, dangereuse. L’extrême droite en est sa création et se nourrit sur son fumier. La guerre sociale intérieure depuis 30 ans a engendré depuis tout autant une guerre anti sociale et économique extérieure sans fin. Chacun cherche à exporter au détriment de l’autre en baissant ses coûts salariaux et en comprimant sa demande intérieure.

Soutenir une toute autre activité et l’emploi et desserrer l’étau européen néo libéral sont nécessaire :

  • Soutenir la demande avec une offre et une production à orientation écologique, avec de la production matérielle et des services,
  • S’occuper de la finance et du crédit bancaire pour que l’alternative économique et de société réussisse en contrant la croissance financière et en faisant reculer le coût du capital ;
  • Développer la démocratie politique et citoyenne et reconsidérer les notions de services publiques au XXI ème siècle particulièrement ;
  • Miser sur la recherche et le développement en investissant sur la formation, le développement des qualifications et des salaires ;

De même, un gouvernement populaire, de gauche radicale mis au pouvoir constitué de communistes, de socialistes (n’ayant pas troqué la lutte des classes contre le libéralisme), de politiques écologistes se devra de changer de modèle productif et créer des emplois dont l’économie et la société ont besoin en terme de besoins sociaux : logements, éducation, santé, justice, environnement… ce gouvernement sérieux en économie devra faire sauter le carcan de l’austérité budgétaire pour le peuple (soit 90 % des citoyens).

Réformer le code du travail ? OUI, mais pour aller vers une sécurité d’emploi ou de formation où ce n’est pas le marché capitaliste et les patrons qui maitrisent le s mobilités, mais les travailleurs, les citoyens pour un développement des personnes, appuyés par de nouveaux droits et des pouvoirs et un service public de l’emploi totalement refait.

Ph. Fourcault.

 

 

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